Il existe des stages où l’on apprend à éclairer un visage, et d’autres où l’on apprend à trouver des clients. Il n’en existe presque aucun qui fasse les deux dans le même workshop, avec les mêmes personnes, et c’est précisément ce que Milena Perdriel et Fred Marie ont voulu construire : deux jours à Toulouse, les 25 et 26 novembre 2026, pour six photographes qui veulent faire du portrait un métier qui tienne dans la durée.

Mercredi 25 et jeudi 26 novembre 2026 · Toulouse · 18 heures · 2 formateurs · 6 participants · 800 €

Pourquoi technique et business ensemble

Quand un photographe nous écrit pour nous dire que son activité de portrait ne décolle pas, il commence presque toujours par s’excuser de sa technique, alors que ses images sont bonnes.

En creusant un peu, on découvre que le problème n’est pas là, ou pas seulement là. Il ne sait pas quoi facturer à une entreprise qui lui demande vingt portraits de collaborateurs, il ne sait pas comment s’adresser à une rédaction, il ne sait pas non plus ce qu’il pourrait proposer à un cabinet, à une mairie ou à une maison d’édition, et il finit par vendre des séances à 80 euros à des particuliers en se demandant comment les autres font.

À l’inverse, celui qui a suivi une formation commerciale et qui sait rédiger un devis se retrouve démuni le jour où un dirigeant pressé le reçoit dans un bureau vitré en plein midi, avec un flash dans le sac et dix minutes devant lui.

La technique sans le marché ne nourrit pas, et le marché sans la technique ne dure pas.

C’est la raison d’être de ce workshop : les deux, dans le même mouvement, parce que dans la vraie vie d’un portraitiste ils ne se séparent jamais.

Le programme couvre donc, d’un côté, l’utilisation du flash et de la lumière disponible, la façon de faire poser une personne qui n’a aucune envie d’être photographiée, et tout ce qui fait qu’un portrait est réussi plutôt que simplement correct.

De l’autre, il aborde la manière de trouver des clients et de vivre durablement de cette activité, que ce soit dans la presse, dans l’édition, auprès des entreprises ou dans la photographie sociale, celle des familles, des couples et des portraits que l’on fait pour soi. Un même savoir-faire, plusieurs marchés, et une méthode pour passer de l’un à l’autre sans repartir de zéro.

Ce qui bloque presque tous les photographes

Après des années à lire des dossiers de photographes et à les accompagner, nous avons fini par constater que les difficultés se regroupent autour de trois points, toujours les mêmes, quel que soit le niveau de celui qui nous écrit.

Le premier concerne le client.

La plupart des photographes n’ont aucun système pour aller chercher ceux qui paient : ils ne savent pas qui contacter dans une entreprise ni avec quels mots, ils peinent à expliquer ce qu’ils apportent de plus qu’un autre, et lorsqu’un devis finit par partir, il part trop bas, parce que fixer un prix reste pour eux un exercice au doigt mouillé. Des photographes excellents, y compris des formateurs, reconnaissent en privé que leur problème numéro un n’a jamais été la technique, mais bien de trouver des clients rentables.

Le deuxième concerne la personne en face de l’objectif.

Elle n’est presque jamais à l’aise, encore moins en studio, et le photographe doit gérer ses réglages tout en la détendant, ce qui revient à exercer deux métiers en même temps. Avec un particulier venu de son plein gré, cela se passe bien ; avec un dirigeant qui a un enjeu commercial derrière ses images et qui regarde sa montre, la pression change de camp et l’on ne sait plus très bien dans quelle direction diriger.

Le troisième concerne la lumière, quelle qu’elle soit.

Beaucoup de photographes maîtrisent une configuration, celle qu’ils connaissent et qu’ils cherchent à retrouver partout, alors que le métier ne laisse pas toujours choisir et il faut savoir composer avec ce qui est là. Les bases théoriques ne suffisent pas ; sans pratique répétée, elles s’effritent le jour où l’on en a besoin.

Ce que vous saurez faire en repartant

Nous l’écrivons au futur et sans prudence excessive, parce que c’est exactement ce que ces deux jours ont pour but de vous apprendre.

Vous saurez entrer dans un lieu que vous n’avez jamais vu, comprendre en quelques secondes ce que sa lumière vous offre et décider aussitôt si vous travaillez avec elle, si vous la corrigez ou si vous installez la vôtre.

Vous repartirez avec un schéma d’éclairage de base que vous saurez reproduire sans hésiter, puis avec des variantes pour les situations qui vous mettent aujourd’hui en difficulté, le tout appris non pas en regardant, mais en répétant les gestes pendant des heures, en studio comme en lumière disponible.

Vous saurez diriger une personne sans stress, ce qui ne veut pas dire lui demander de bouger, mais savoir dans quelle direction l’emmener, lui poser les bonnes questions, lui donner de vraies poses sans avoir peur de le faire, et obtenir en dix minutes ce que votre client attendait sans savoir le formuler. Vous serez aussi à l’aise avec un directeur général qu’avec une jeune femme venue faire un portrait pour elle-même.

Vous saurez chiffrer sans trembler, avec une grille tarifaire à votre nom, un modèle de devis, une cession de droits, et la capacité de répondre à une demande d’entreprise en vingt minutes plutôt qu’en deux jours d’hésitation. C’est là que se gagne l’essentiel du chiffre d’affaires d’un portraitiste, et c’est là que presque tout le monde en perd.

Vous saurez aller chercher vos clients, avec une méthode de prospection auprès des entreprises, les codes qu’attendent les rédactions et les éditeurs, une façon de présenter une offre aux particuliers qui ne se résume pas à un prix, et un premier mail qui partira vraiment, parce que vous l’aurez écrit et fait corriger sur place.

Et vous saurez, enfin, ce qui vous distingue des autres, ce qui fait que l’on vous choisira vous, et comment le montrer dans vos images avant même de l’expliquer dans un argumentaire.

Certains viendront pour rafraîchir des bases qui commencent à dater, d’autres pour sortir d’automatismes qui produisent des images honnêtes mais sans impact, d’autres encore pour se faire bousculer sur tout ce qu’ils savent déjà et n’appliquent pas. Ces deux jours servent aussi à cela, et ce n’est pas la partie la moins utile.

Deux professionnels en activité

Il existe beaucoup de stages de photographie. Il en existe très peu où deux professionnels qui vivent réellement de ce métier restent avec vous pendant dix-huit heures, dans un groupe de six, et ce détail change à peu près tout à ce que vous en retirerez.

Milena Perdriel photographie depuis 2003 et vit du portrait à plein temps depuis 2012. Après six années de studio à Montmartre, elle s’est installée à Niort, où des milliers de personnes sont passées devant son objectif, dirigeants, indépendants, salariés, et particuliers venus faire un portrait pour eux-mêmes. Elle a écrit chez Eyrolles le livre de référence sur le sujet, « Portrait corporate. Ma séance photo, de l’accueil du client à la sélection des images », et elle forme des photographes depuis des années. Ce qu’elle apporte, c’est le studio et la lumière artificielle en deux ou trois sources, mais surtout tout ce qui se joue avant le déclenchement, l’accueil, les questions, la pose et la confiance, autrement dit la partie que les tutoriels ne montrent jamais parce qu’elle ne se filme pas. Ce qu’elle a construit compte autant que ce qu’elle sait : une clientèle d’entreprises fidèle, à ses tarifs, dans une ville de province, ce qui est sans doute la démonstration la plus utile pour un photographe qui n’habite ni Paris ni un studio de trois cents mètres carrés.

Fred Marie est photojournaliste depuis 15 ans. Son travail a été publié dans la quasi-totalité de la presse française et dans une partie de la presse internationale, du National Geographic au Guardian en passant par Paris Match et Le Figaro. Il a écrit une douzaine de livres, dont Photographe Stratège, il dirige le Collectif DR, une agence de photoreporters, ainsi que Défense Zone, un média papier et digitale de référence dans le secteur de la Défense et la Géopolitique. Il apporte le portrait tel que les rédactions et les éditeurs l’attendent, la lecture rapide d’un lieu et de sa lumière disponible, et toute la partie économique du métier, les tarifs, les devis, la cession de droits et la prospection, qu’il pratique chaque semaine en vendant des reportages, en négociant des droits et en facturant des entreprises et des rédactions. Il a accompagné des dizaines de photographes vers une activité qui tient debout, dont plusieurs professionnels installés depuis quinze ans qui n’avaient jamais osé refaire leurs prix.

Fred et Milena se connaissent depuis près de 10 ans. Milena est venue parler de son métier dans le podcast Photographe Pro 2.0, et ce workshop est en quelque sorte la suite de cette conversation. Elle vient du studio et de l’entreprise, lui de la presse et du terrain ; elle installe la lumière, il la trouve ; et leurs deux parcours prouvent qu’il existe plusieurs chemins pour vivre du portrait. Ce que Milena a construit à Niort, vous pouvez le construire dans votre ville. Ce que Fred a construit avec la presse, vous pouvez l’amorcer cet hiver, avec un portrait d’interview qui ouvre la porte d’une rédaction, puis une deuxième commande, puis une habitude. Aucun des deux n’a commencé avec un carnet d’adresses.

Un mot de Milena

Le portrait corporate a mauvaise réputation, et il faut bien dire qu’il l’a un peu cherchée : froid, figé, costume-cravate et sourire de commande. Ce portrait-là, je ne le fais pas, et je ne vous apprendrai pas à le faire.

Pour moi, une séance photo est d’abord une conversation. La personne qui entre dans votre studio, ou qui vous reçoit dans son bureau entre deux réunions, a une histoire, une force, quelque chose qu’elle porte et qu’elle ne sait pas montrer, et notre travail consiste à le mettre au grand jour. Cela passe par des questions, parce que poser des questions n’est pas intrusif, c’est rassurant. Cela passe par de la douceur et par de l’aplomb. Et cela passe par des poses, de vraies poses, que l’on donne sans avoir peur de diriger.

Notre métier est technique, et nous maîtrisons les outils ; ce qu’il nous reste à apprendre, toute notre vie, c’est à gérer l’humain. C’est cela que je vous transmettrai pendant ces deux jours. Pour être simple, il faut beaucoup apprendre. Alors, venez apprendre !

Milena Perdriel

Comment se déroulent les deux jours

Le workshop dure dix-huit heures, le mercredi et le jeudi de 9 h à 19 h avec une heure de pause à midi, pour six participants et avec les deux formateurs présents du début à la fin. La moitié du temps est consacrée à la lumière et à la direction de la personne photographiée, l’autre moitié à ce qui permet de vivre de ce métier, et cet équilibre est voulu, parce qu’un stage purement technique vous rendrait meilleur sans vous rendre plus rentable.

Le premier jour, vous photographiez. Vous apprenez à lire un lieu et sa lumière disponible, puis vous passez en studio avec Milena pour la lumière artificielle. Elle partagera avec vous ses secrets pour bien diriger ses modèles et les mettre à l’aise très rapidement.

Le second jour, on parlera « business » et argent. Les tarifs, les droits, la construction d’une offre pour l’entreprise, pour la presse et pour les particuliers, la prospection, et un mail qui part pour de vrai avant la fin de la journée.

Quatre à six semaines plus tard, nous nous retrouvons en visio pendant plus d’une heure pour parler de vos premières séances et de vos premiers devis, de manière que vous ne restiez pas seul avec la méthode. Le programme détaillé heure par heure vous est envoyé avec le devis.

Ce que vous emportez

Vous ne repartirez pas avec des notes, mais avec des choses qui servent dès le lundi suivant : des images pour votre portfolio, faites pendant les deux jours avec de vraies personnes et sélectionnées avec nous ; trois schémas lumière que vous saurez refaire seul, en lumière naturelle comme en artificielle, avec le matériel que vous possédez déjà ; une grille tarifaire pour le portrait individuel ; un modèle de devis et une cession de droits relus ligne à ligne ; votre mail de prospection, rédigé en salle et corrigé ; la méthode d’accueil et de pose de Milena ; et cinq confrères, avec une visio de suivi pour continuer ensemble.

Un marché qui existe partout

Il faut dire un mot du terrain de jeu, parce qu’il justifie tout le reste. La presse paie moins qu’avant, un portrait de profil fabriqué par une intelligence artificielle se trouve à 29 euros en ligne, et le nombre d’entreprises de photographie a bondi de 43 % en quatre ans en France sans que le chiffre d’affaires du secteur ne bouge. Voilà pour le côté sombre, et nous préférons vous le dire plutôt que de faire comme si tout allait bien.

Le côté que presque personne n’exploite sérieusement, c’est que près de 59 % du chiffre d’affaires de la photographie en France vient des entreprises, contre 34 % des particuliers. Le portrait d’entreprise n’est donc pas une niche mais le premier marché du métier, il est récurrent, et il existe dans chaque ville où l’on trouve des cabinets, des PME, des collectivités et des indépendants qui ont besoin de se présenter. Le portrait d’interview reste par ailleurs la porte par laquelle un photographe entre dans une rédaction ou chez un éditeur, et le portrait des particuliers, celui que l’on fait pour soi ou pour sa famille, n’a jamais cessé d’exister pour qui sait le proposer autrement qu’au rabais.

Pour qui

Ce workshop s’adresse aux photographes professionnels, ou en train de le devenir, pour qui le portrait est déjà une part de l’activité ou doit le devenir. Il conviendra à celui qui photographie des mariages ou des familles et qui voudrait du chiffre d’affaires en semaine, hors saison, avec des clients qui reviennent chaque année ; à celui qui s’est reconverti et cherche son premier marché réellement rentable ; au pigiste qui voudrait que le portrait d’interview devienne sa porte d’entrée dans les rédactions ; au portraitiste de particuliers qui veut sortir de la séance à 80 euros ; et à celui qui est déjà bon mais sent qu’il tourne en rond. Il suffit de savoir exposer en mode manuel, d’avoir un boîtier et un objectif à portrait ; le reste, nous le prêtons.

Il ne conviendra pas, en revanche, à celui qui débute en photographie et cherche un cours d’initiation, ni à celui qui voudrait un stage de studio créatif, de mode ou de beauté, et nous préférons le dire ici plutôt qu’au premier matin.

Le tarif

Le workshop coûte 800 euros pour les dix-huit heures. Ce tarif comprend les deux formateurs présents en permanence. Il se règle en ligne, par un lien de paiement sécurisé.

FM Éditions étant un organisme de formation certifié Qualiopi, une prise en charge est possible selon votre statut. Nous vous en détaillons les modalités sur demande, par mail, une fois que nous connaissons votre situation.

Si vous venez de loin

La plupart des photographes qui nous écrivent habitent à plus de trois heures de Toulouse, et l’organisation en tient compte. Les deux journées se déroulent en semaine, ce qui préserve vos week-ends de commandes, le lieu est accessible en métro depuis la gare Matabiau comme depuis l’aéroport de Blagnac. Un dîner commun est prévu le mercredi soir avec les deux formateurs ; ce n’est pas une option du programme, mais c’est souvent là que se disent les choses les plus utiles.

Six places, pas douze

Ce chiffre n’est pas un argument marketing mais une contrainte physique. Avec deux formateurs, de vraies personnes à photographier, un studio et un éditing où chacun montre ses images, on ne peut pas dépasser six sans que quelqu’un finisse par se cacher au fond de la salle et reparte sans avoir été corrigé une seule fois.

L’inscription se fait en ligne, par un paiement sécurisé qui réserve votre place. Vous recevez ensuite le contrat de formation, le programme détaillé et les informations pratiques pour préparer ces deux jours.

Questions fréquentes

Quel matériel dois-je apporter ?
Votre ordinateur, votre boîtier, vos objectifs, une carte SD et des batteries chargées. Nous fournissons l’éclairage, les modeleurs et les trépieds. Ne pas être équipé n’est pas un obstacle, et beaucoup viennent précisément pour savoir quoi acheter ensuite.

Je fais du portrait depuis des années, vais-je m’ennuyer ?
Non, et c’est même un profil que nous attendons. Les photographes confirmés viennent chercher autre chose que des bases : sortir de leurs automatismes, retrouver de l’impact, et structurer une partie commerciale qu’ils ont toujours repoussée. L’éditing collectif et l’après-midi consacré aux tarifs sont conçus pour eux autant que pour les autres.

Puis-je faire prendre en charge cette formation ?
Souvent, oui, selon votre statut, puisque FM Éditions est certifié Qualiopi. Écrivez-nous en indiquant votre situation et nous vous répondons avec les modalités qui vous concernent.

Les photos faites pendant le stage, puis-je les utiliser ?
Oui. Les personnes photographiées signent une autorisation de diffusion pour votre portfolio et vos réseaux, et c’est tout l’intérêt de travailler avec de vraies personnes plutôt qu’avec des modèles de studio.

Et si je dois annuler ?
Le contrat de formation prévoit un droit de rétractation de dix jours, un remboursement intégral jusqu’à trente jours avant le premier jour, et un report sur une session suivante au-delà. Les conditions complètes figurent dans le contrat, que vous recevez avant tout paiement.

Y aura-t-il une autre session ?
Peut-être, dans une autre ville, mais pas avant plusieurs mois, et rien ne garantit que la configuration à deux formateurs pour six participants soit reconduite.

Le Workshop Portrait technique et business est une formation de FM Éditions, organisme de formation certifié Qualiopi, animée par Milena Perdriel et Fred Marie. Mercredi 25 et jeudi 26 novembre 2026, Toulouse, 18 heures, 800 euros.