Un synopsis de reportage est un document d’une page qui présente votre sujet à une rédaction : l’histoire, l’angle, ce que vous allez montrer, et pourquoi c’est maintenant qu’il faut le publier. C’est l’outil de travail numéro un du journaliste indépendant. Un bon synopsis vend un reportage qui n’existe pas encore ; un mauvais enterre un reportage déjà réalisé.
Ce que contient un synopsis qui fonctionne
Un titre de travail qui donne l’angle. Trois lignes qui posent l’histoire, comme le ferait le chapô de l’article final. Un paragraphe sur ce que vous allez montrer concrètement : les scènes, les personnages, les accès que vous avez déjà. Une ligne sur l’actualité du sujet, ce que les rédactions appellent l’accroche ou le « pourquoi maintenant ». Et vos conditions pratiques : dates, format proposé, éventuellement budget.
Les quatre erreurs qui tuent un synopsis
La première : proposer un thème au lieu d’un angle. « Les pompiers » est un thème ; « une nuit avec la dernière caserne rurale sans volontaires » est un angle. La deuxième : trop long. Au-delà d’une page, personne ne lit. La troisième : promettre ce qu’on n’a pas, notamment des accès non confirmés ; le milieu est petit, la réputation se fait vite. La quatrième : l’envoyer sans images, ou avec cent images. Dix à quinze photos éditées suffisent à prouver que vous savez faire.
L’angle : la compétence qui change tout
Les rédacteurs en chef le répètent : ils ne manquent pas de photographes, ils manquent d’angles. Trouver l’angle, c’est répondre à une question simple : qu’est-ce que mon sujet raconte que le lecteur ne sait pas déjà ? C’est une gymnastique qui s’apprend, et c’est l’objet de deux ateliers complets de la Masterclass Journalisme, l’un sur la recherche d’idées, l’autre sur l’écriture du synopsis, avec des exemples réels de synopsis qui ont été achetés.
Question fréquente : envoie-t-on le même synopsis à plusieurs rédactions ? Oui, mais jamais en copie visible, et en adaptant l’angle au titre visé : un même sujet ne se raconte pas pareil pour un quotidien national et un magazine spécialisé. Si deux titres répondent, l’exclusivité se négocie, elle ne se subit pas.
Pour aller plus loin
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