Peut-on être à la fois pilote de ligne et photographe d’art reconnu ? Pour Olivier Lavielle, la réponse est un grand oui. Dans cet épisode du podcast Photographe Pro 2.0, Fred Marie reçoit ce créatif atypique dont le travail en noir et blanc, centré sur l’aviation, les voitures de sport et l’esthétique des années 50, est exposé dans les galeries YellowKorner du monde entier.
Olivier Lavielle explique comment ses voyages et sa double casquette lui ont permis de nourrir son regard et de construire un univers visuel unique, loin des sentiers battus de la photographie traditionnelle.
La mentalité de l’explorateur : nourrir son regard
Pour Olivier Lavielle, le progrès ne vient pas de la technique pure, mais de la capacité à s’inspirer d’autres univers et d’autres cultures.
- Le voyage comme moteur créatif : En tant que pilote, Olivier parcourt la planète. Il explique que changer d’horizon permet de déconstruire ses habitudes visuelles et de trouver des sujets là où personne ne regarde.
- La curiosité hors-photo : Il encourage les photographes à s’intéresser au cinéma, au design, à l’architecture ou à l’histoire. C’est cette « culture de l’ailleurs » qui permet de donner une âme et une profondeur à ses clichés.
- L’acceptation du temps long : Olivier souligne que la construction d’un style personnel est un voyage en soi, qui demande de la patience et de l’humilité.
Stratégie créative : L’esthétique du noir et blanc
Le travail d’Olivier Lavielle est immédiatement reconnaissable par sa gestion des contrastes et son hommage aux époques passées.
- La narration par l’ombre : Il détaille sa fascination pour le noir et blanc, qui permet d’épurer l’image pour ne garder que l’émotion et la structure. Pour lui, la couleur peut parfois être une distraction.
- La thématique des « machines » : Spécialiste des avions et des voitures vintages, il explique comment il humanise ces objets de métal pour en faire les héros de ses récits photographiques.
- La mise en scène : Olivier n’hésite pas à recréer des ambiances, travaillant sa lumière comme sur un plateau de cinéma pour obtenir ce rendu intemporel qui séduit les collectionneurs.
Réseau et écosystème : Le succès en galerie
Olivier Lavielle a su transformer sa passion en un succès commercial international via le circuit des galeries.
- La collaboration avec YellowKorner : Il revient sur l’importance de ce partenaire qui a propulsé son travail à l’échelle mondiale. Il explique les exigences de qualité et de cohérence nécessaires pour intégrer un tel réseau.
- Le marché de l’art photo : L’épisode aborde la question du tirage limité et de la valeur d’une œuvre. Olivier donne des pistes sur la manière de présenter son travail à un galeriste.
- La gestion de la double vie : Il partage son organisation pour mener de front deux carrières exigeantes, prouvant que la photographie peut être une respiration vitale autant qu’un métier.
Écouter l’épisode complet
Prenez de la hauteur avec Olivier Lavielle et découvrez comment diversifier vos sources d’inspiration pour faire décoller votre créativité. Écoutez l’interview intégrale ici :
Aller plus loin
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- Retrouvez les œuvres d’Olivier Lavielle dans les galeries YellowKorner ou sur son site officiel.
FAQ : Progresser avec Olivier Lavielle
Faut-il forcément voyager pour être un bon photographe ?
Selon Olivier, le voyage aide à ouvrir l’esprit, mais le véritable « voyage » est intérieur. On peut progresser en explorant de nouveaux genres cinématographiques ou en étudiant l’histoire de l’art depuis chez soi.
Comment Olivier Lavielle choisit-il ses sujets ?
Il marche au coup de cœur et à la passion. Il choisit des sujets qui le font vibrer personnellement (l’aviation, les années 50), ce qui rend son travail authentique et donc plus touchant pour le public.
Quel est son conseil pour un photographe qui se sent stagner ?
« Arrêtez de regarder ce que font les autres photographes sur Instagram. » Allez au musée, lisez des livres, regardez de vieux films. C’est en allant voir « ailleurs » que vous trouverez votre propre chemin.