Un photographe ne facture pas de la même façon selon ce qu’il vend et son statut : la prestation en micro-entreprise donne lieu à une facture classique (souvent en franchise de TVA au démarrage), la cession de droits d’auteur passe par une note d’auteur avec ses règles propres, et le travail pour la presse se paie en pige, c’est-à-dire en salaire, sans facture du tout. Confondre ces trois canaux est l’erreur administrative la plus répandue du métier, et elle coûte : droits sociaux perdus, TVA mal appliquée, requalifications.

Les mentions obligatoires d’une facture

Numérotation continue, date, identités et adresses des deux parties, numéro SIREN, description précise, prix unitaire et total, mention de TVA applicable (ou la mention exacte de franchise en base pour ceux qui en relèvent), date d’échéance et pénalités de retard. Une facture incomplète est irrégulière, et certains clients professionnels la refuseront : autant la faire juste dès la première.

La note d’auteur : l’outil méconnu

Pour les cessions de droits, le photographe auteur émet une note d’auteur, qui précise l’œuvre, les droits cédés (reproduction, représentation), les supports, la durée, le territoire et la rémunération, avec les cotisations sociales d’auteur selon les cas. C’est le document que la plupart des débutants ignorent, alors qu’il correspond souvent à leurs ventes les plus naturelles : une image utilisée par une entreprise ou un éditeur.

S’organiser dès le premier euro

Un outil de facturation (ou un tableur bien construit), une numérotation propre, un suivi des règlements avec relance datée : quinze minutes d’organisation au lancement évitent des heures de rattrapage en fin d’année. Le module administratif du Plan d’Action fournit les modèles, les explications d’une avocate spécialisée, et la routine pour que l’administratif reste ce qu’il doit être : une formalité.

Question fréquente : que faire face à un impayé ? Dans l’ordre : relance amiable datée, mise en demeure en recommandé, puis injonction de payer (procédure simple et peu coûteuse). Mais la vraie réponse est en amont : acompte systématique, solde avant livraison des images définitives. Le photographe qui livre tout avant d’être payé a choisi son camp.

Pour aller plus loin

La boîte à outils du photographe stratège est en accès gratuit : calculateur de tarifs, tableau comparatif des statuts, modèles de devis et de cession de droits, fiches de synthèse et deux ebooks offerts. Créez votre compte et repartez équipé.