12 films sur la photographie à voir

L’univers de la photographie et notamment du photoreportage fait rêver.

L’une des raisons de cet attrait est dû au cinéma et aux films qui mettent en scène des photographes.

Voici une liste totalement subjective des meilleurs :

[Garanti sans spoiler !]

The Bang Bang Club – Steven Silver – 2010

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Synopsis :

« Durant l’Apartheid en Afrique du Sud, les clivages raciaux font rage dans les quartiers pauvres. Sur place, quatre photographes ambitieux décident d’arpenter la région de long en large afin de réaliser la photo la plus révélatrice du contexte de l’époque. Une guerre médiatique entre ces quatre concurrents démarre alors, avec à la clé pour le gagnant, le Prix Pulitzer. Mais jusqu’où sont-ils prêt à aller pour bénéficier de cette récompense ? »

Avis :

L’un de mes films préférés. Il y a tout : de l’action, de l’Histoire, de l’amour et du photographe super courageux et intrépide. Le fait qu’il s’agisse d’une histoire vrai à la base est peut être le plus intéressant dans ce film. Car on comprend alors qu’au delà de la production hollywoodienne, on reste dans le vrai et le vécu. Les photojournalistes du film ne sont pas des personnages fictifs, imaginés pour faire rêver les gens, ce sont des êtres complexes, talentueux et finalement incroyablement humains. Il est facile pour un photographe de s’identifier à ces personnages, même s’il est clair que la plus part ne feront pas les mêmes choix qu’eux.

Eyes of War – Danis Tanovic – 2010

Synopsis :

« Photographes de guerre chevronnés, Mark et David sont en mission au Kurdistan. Tandis que le premier décide de rester sur place quelques jours encore en quête du cliché susceptible de le rendre célèbre, le second ne supporte plus la violence et le désespoir quotidiens. Surtout, il veut rentrer pour retrouver sa femme Diane, qui attend un enfant.
Grièvement blessé, Mark échoue dans un hôpital de campagne, avant d’être rapatrié à Dublin, où il apprend que David, lui, a disparu… »

Avis

Colin Farrell est une fois de plus excellent dans le rôle du mec un peu cynique et perdu. Alors un boitier argentique dans les mains, c’est encore mieux ! Le film, très bien réalisé, nous tient en haleine grâce à un suspens presque intenable. L’ambiance est assez dramatique et pas des plus réjouissantes. Ce film n’est à priori pas basé sur des faits réels, mais il aurait pu et je pense que pas mal de reporters de guerre peuvent s’identifier au personnage, qui tel un James Nachtwey montre à quel point la guerre et son cortège d’atrocité peuvent changer, voire détruire un homme.

Salvador – Oliver Stone – 1986

Synopsis :

« Le journaliste Richard Boyle est accablé de problèmes privés et professionnels. Il s’exile alors en République du Salvador avec son ami Rock Dock où ils cherchent un scoop dans un pays en pleine guerre civile. Il y retrouve Maria, une femme qu’il a aimé et découvre les horreurs du conflit méconnu du reste du monde. »

Avis :

Si vous avez aimé les bouquins de Patrick Chauvel, vous allez adorer ce film. Oliver Stone raconte les plus glorieuses mais aussi les plus sombres heures du photojournalisme de guerre. En pleine guerre civile, un journaliste entraine l’un de ces amis au volant d’une décapotable grossièrement floquée « TV » en lui promettant des filles et de la téquila au rabais. Il n’y trouvera cependant que des explosions, des fusillades et tout un tas d’atrocité. Excellent film d’action à l’américaine (ça fait beaucoup « Boom »), mais sur fond d’Histoire et de géopolitique.

Harrison’s Flowers – Elie Chouraqui – 2001

Synopsis :

« Octobre 1991, Harrison Lloyd, (David Strathairn ; L.A. Confidential), reporter-photographe célèbre pour Newsweek, est envoyé en Yougoslavie pour « couvrir les débuts d’un conflit mineur ». Personne, à cette époque, ne comprend encore cette guerre. Sarah (Andie MacDowell ; Quatre mariages et un enterrement), sa femme, mère de deux enfants, lui fait promettre de revenir pour l’anniversaire de son fils.
Il promet, part, tarde à rentrer et est porté disparu aux environs de Osijiek, non loin de Vukovar, dans le nord de la Croatie. Quelques jours plus tard, l’Associated Press annonce sa mort.
Pour Sarah, le monde s’écroule, mais elle refuse de croire au décès de son époux. Elle part alors à sa recherche, flanquée de trois photographes, dont Kyle (Adrien Brody ; La ligne rouge), le seul qui soit un tantinet lucide dans l’expédition, et Stevenson (Brendan Gleeson ; The General), un soldat usé, instable, mais humain. »

Avis :

Un film assez dur, avec des scènes très violentes, mais malheureusement caractéristiques de la barbarie qu’il y a eu dans les Balkans à la fin des années 1990. Une histoire d’amour sur fond de guerre vraiment touchante et un suspens tout aussi intenable que « Eyes of War » (voir plus haut).

Le sel de la terre – Wim Wenders – 2015

Synopsis :

« Depuis quarante ans, le photographe Sebastião Salgado parcourt les continents sur les traces d’une humanité en pleine mutation. Alors qu’il a témoigné des événements majeurs qui ont marqué notre histoire récente : conflits internationaux, famine, exode… Il se lance à présent à la découverte de territoires vierges aux paysages grandioses, à la rencontre d’une faune et d’une flore sauvages dans un gigantesque projet photographique, hommage à la beauté de la planète.
Sa vie et son travail nous sont révélés par les regards croisés de son fils, Juliano, qui l’a accompagné dans ses derniers périples et de Wim Wenders, lui-même photographe. » (Allociné)

Avis :

Un film-documentaire intéressant quand on est fan de Salgado et plus largement quand on aime la photographie documentaire. Le film est très largement illustré par des photos de ce grand photographe et permet de mieux comprendre sa vision. A voir.

Salaud on t’aime – Claude Lelouch – 2014

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« Un photographe de guerre et père absent, qui s’est plus occupé de son appareil photo que de ses 4 filles, coule des jours heureux dans les Alpes avec sa nouvelle compagne. Il va voir sa vie basculer le jour où son meilleur ami va tenter de le réconcilier avec sa famille en leur racontant un gros mensonge. »

Avis :

Alors oui, j’inclus ce film dans la sélection « photographes de guerre ». Même si le casting laisse perplexe lorsque l’on découvre l’affiche et le synopsis, une fois devant l’écran, ça devient un peu plus clair. Mais le plus fort dans l’histoire, c’est que Lelouch arrive à faire un film sur un reporter de guerre, même à la retraite, sans montrer une seule image de guerre, tout en arrivant à montrer les ravages que cette dernière à fait sur le bonhomme. Très gros rebondissements et très forte décharge émotionnelle, ce film a surtout le mérite de dresser le portrait d’un reporter de guerre à la retraite, ce qui est malheureusement assez rare !

Under fire – Roger Spottiswoode -1983

Synopsis :

« Au Nicaragua en 1979, le photographe Russel Price couvre la guerre civile opposant le président Somoza aux rebelles. Price et ses collègues Claire et Alex, suite à de malencontreux événements, doivent se cacher de l’armée… » (Allociné)

Avis :

Ce qui est amusant avec ce film, c’est qu’on a l’impression de relire les bouquins de Chauvel, notamment « Rapporteur de guerre« , en presque moins hollywoodien ! Ce film est dynamique, plutôt crédible et surtout motivant !

War photographer – Christian Frei – 2001

Synopsis :

« Depuis vingt ans, le photographe de guerre James Nachtwey parcourt les contrées du monde traversées par des conflits, des crises, des guerres… Le réalisateur Christian Frei l’a suivi durant deux ans sur le terrain.
D’abord membre de l’agence Magnum de 1986 à 2001 puis cofondateur de l’agence VII, Nachtwey est au Kosovo quand les villes sont détruites, en Indonésie quand les familles de mendiants se réfugient entre les rails de chemin de fer, ou encore en Palestine au plus fort des conflits. James Nachtwey est là où le monde « s’effondre ».  » (Allociné)

Avis :

LE film à voir si vous vous intéressez au reportage de guerre et au grand reportage plus largement. Ce film-documentaire est un petit bijoux intemporel qui explique clairement pourquoi c’est important de faire du photojournalisme et d’aller là où personne ne va en général.

Pecker – John Waters – 1998

Synopsis :

« Pecker est un modeste vendeur de sandwiches de la banlieue de Baltimore. Il a une passion: la photographie. Il fixe sur la pellicule son entourage et expose ses oeuvres dans le fast-food où il travaille. Le point est approximatif, le cadrage un peu bancal, mais c’est justement cette naive sincérité qui plaît a Rorey, galeriste new-yorkaise passant là par hasard. Pecker se retrouve propulsé de son petit village au Village new-yorkais, autrement plus chic mais autrement plus hypocrite… » (Allociné)

Avis :

Un film plutôt drôle et agréable à regarder. C’est il me semble le seul film qui parle vraiment de street photo et cela motive à sortir et faire des photos !

La vie rêvée de Walter Mitty – Ben Stiller – 2013

Synopsis :

« Walter Mitty est un homme ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants. Mais confronté à une difficulté dans sa vie professionnelle, Walter doit trouver le courage de passer à l’action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu’il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui devrait changer sa vie à jamais.  » (Allociné)

Avis :

Entre le film d’aventure et la comédie, « La vie rêvée de Walter Mitty » rappelle tantôt « Into the wild » avec ses superbes plans de paysages et une musique sublime à certains moments, et tantôt la banale comédie amoureuse à l’américaine vue et revue. Cependant, le rythme, assez effréné de l’histoire qui nous fait faire un véritable tour du monde et nous tient en haleine jusqu’à la fin, apporte un énorme plus à ce film réalisé par Ben Stiller. On rentre très vite dans l’histoire et on s’identifie assez facilement au personnage. Ses rêves d’aventures et d’histoires incroyables entravés par un patron tyrannique nous font réagir et réfléchir. C’est définitivement un film que je vous encourage vivement à voir (et même à revoir) !

L’Épreuve (A Thousand Times Good Night) – Erik Poppe – 2013

Synopsis :

« Rebecca est l’un des plus grands photographes de guerre au monde, mais son mari refuse de mettre sa vie en danger plus longtemps. Rebecca va devoir jongler entre sa vie de famille et son travail ».

Avis :

L’intrigue est intéressante et les acteurs plus ou moins crédibles par rapport au sujet du film. Mais certains moments sont trop long et au final le film manque de dynamisme. Si vous aimez la thématique du reportage de guerre, il y a des chances que vous appréciez ce film quand même.

Generation Wealth – Lauren Greenfield – 2018

Synopsis :

« Rebecca est l’un des plus grands photographes de guerre au monde, mais son mari refuse de mettre sa vie en danger plus longtemps. Rebecca va devoir jongler entre sa vie de famille et son travail ».

Avis :

La claque visuelle de 2019 ! J’ai tellement adoré le film que j’ai acheté le livre 10 minutes après (pourtant il coûte quand même plus de 50 euros). La photographe – réalisatrice a un incroyable regard et surtout d’excellentes idées. Les cadrages sont fous et le concept brillant. Je vous encourage vivement à regarder ce film, qui est uniquement visible sur Amazon Prime pour le moment.

(Dans cet article, j’ai volontairement intégré des liens vers « Amazon » pour les films dont je parle. Passer par ces liens pour vous procurer ces produits, ne changent en rien leur coût, mais me permet de continuer à écrire de nouveaux articles sur ce blog. De plus, je ne vous proposerai jamais de cliquer sur un lien sur lequel je ne cliquerais pas moi-même ! J’ai fais le choix de vous indiquer les prix les plus bas pour acquérir ces produits)

Ecrit par Fred Marie
Photoreporter professionnel, auteur du livre et du blog "Photographe Stratège"