Avant de commencer, il faut mettre les choses aux points : je ne suis ni comptable ni fiscaliste. Il s’agit de professions réglementées et ceux qui vous vendront une prestation dans ce domaine sans diplôme ni appartenance à l’ordre ne sont pas dans légalité.

Je suis photographe depuis une dizaine d’années et ce que je partage sur ce blog et dans mes podcasts sont des conseils de bons sens, des méthodes de travail personnelles qui fonctionnent et qui ont été validées par un expert-comptable quand c’est nécessaire.

Cet article devait être initialement une partie de mon programme payant, le Club des Stratèges, qui forme et accompagne des professionnels de l’image désireux de vivre durablement de leurs activités.

Cependant, à force de voir les nombreuses questions que se pose les photographes sur la question de la tarification et de la facturation sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il serait bien pour tout le monde d’avoir une ressource de référence qui réponde une bonne fois pour toutes à un maximum d’interrogation.

Cet article sera bien entendu amélioré et enrichi au fil du temps et de vos retours. Alors n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez par mail ou sur les réseaux sociaux.

Désolé pour cette longue, mais nécessaire introduction, c’est parti pour les réponses à vos questions les plus fréquentes

Quel est le meilleur statut pour mon entreprise ? SARL, autoentrepreneur, SAS, artiste-auteur ?

Première chose à comprendre : autoentrepreneur n’est pas un statut. D’ailleurs, désormais le bon terme est « microentreprise » et il s’agit d’un régime fiscal simplifié pour les entrepreneurs individuels.

Il existe 3 types de statuts pour les photographes : artisan, auteur ou photojournaliste.

Pour résumer, des avocats en parleront mieux que moi (notamment Joëlle Verbrugge donc je conseille vivement la lecture de ses livres) :

  • Un auteur ne peut vendre que des tirages d’art (limités à 30 exemplaires) et des droits d’auteur. Donc pas d’activité commerciale, par exemple les mariages. Il peut aussi, depuis janvier 2021 vendre des produits dérivés de ses propres photos (et uniquement de celles-ci).
  • Un photojournaliste est payé en salaire via des piges et travaille donc pour une entreprise.
  • Un artisan peut vendre à la fois des droits d’auteurs et vendre des prestations liées à son objet social. Il peut faire du mariage, du corporate, etc.

Ces trois statuts sont cumulables.

Vous comprenez donc que la réponse à la question « c’est quoi le mieux pour moi » ne peut pas trouver une réponse dans un groupe Facebook sans donner plus d’explications sur vos objectifs et vos envies.

Le mieux est d’en parler lors d’une consultation avec un comptable ou un avocat spécialisé.

On m’a volé une photo, que puis-je faire ?

J’ai déjà répondu dans cet article : https://photographe-stratege.com/vol-photo

Une entreprise veut m’acheter une photo, combien et comment puis-je facturer ?

Tout d’abord, on n’achète pas une photo, mais les droits d’utilisation d’une photo. Cette dernière reste votre propriété et vous pouvez vendre encore et encore les droits d’exploitation.

Pour la question du « comment » facturer, il suffit d’avoir un statut professionnel (auteur ou artisan) et éditer une note d’auteur dans le premier cas ou une facture dans le second.

Joëlle explique comment faire les deux pour être dans les clous niveau juridique ici : https://blog.droit-et-photographie.com/factures-et-notes-dauteur-quand-comment-et-conditions-generales

Voici une autre source (gouvernementale cette fois) pour faire vos factures.

Pour la partie « combien » facturer, c’est plus complexe, car il n’existe pas de modèle à copier/coller. Il y a plusieurs étapes pour définir le prix d’une image :

  • Demander au client l’utilisation exacte de la photo (utilisation sur le web ou sur des supports print ? Usage commercial ou éditorial ? Si c’est pour un magazine, quel sera le tirage et la dimension de la photo publiée ? etc.)
  • Il existe des barèmes indicatifs de prix, rédigés par des organismes professionnels tels que l’UPP, la SAIF ou encore l’ADAGP. Voici celui de la SAIF qui est trouvable sur Google en 2 clics. Il suffit de regarder le prix que ces barèmes préconisent pour l’utilisation correspondante, mais gardez en tête que cela ne correspond quasiment jamais à la réalité du marché. Parfois, ce sera trop haut, parfois trop bas. Mais c’est une bonne base pour démarrer une réflexion et une négociation.
  • Référez-vous à vos objectifs et votre business plan. Si vous ne savez pas ce que c’est, on apprend à le faire ici. Vous pouvez définir vos propres tarifs journaliers et définir des « forfaits » pour ce qui est des droits d’auteurs. Par exemple : 100 euros par photo pour le web, 50 pour les réseaux sociaux. À majorer bien entendu « à la tête du client » et surtout de ses statistiques et son chiffre d’affaires.
  • Demandez tout simplement quel est le budget que se donne le client pour acquérir des photos… et faite preuve de BON SENS ! Un client qui vous dit qu’il n’a que 300 euros de budget pour un achat d’images ou une prestation ne va pas miraculeusement trouver plus d’argent parce que vous lui avez dit que ce n’est pas assez cher et que vous êtes un professionnel. S’il vous veut vous et pas un autre, il est possible de négocier, mais si ce n’est pas le cas, il ira tout simplement voir quelqu’un d’autre, et vous aurez perdu la vente.
  • D’ailleurs, toujours dans la catégorie « Bon sens », parfois il est plus intelligent de faire un geste commercial auprès d’une entreprise dans le but de poursuivre la relation de travail et faire du volume, que de vouloir absolument un montant plus élevé sous prétexte qu’un photographe aigri vous accuse de « détruire la profession » sur Facebook.

J’insiste sur ce point parce que lorsque je vois les débats stupides et stériles sur les réseaux sociaux, mes poils se hérissent.

Bien entendu qu’il faut, dans un monde idéal, pratiquer des tarifs élevés et se faire payer le plus possible pour son boulot. Mais nous ne sommes pas dans un monde de Bisounours.

Nos clients sont souvent des entreprises qui ont des objectifs de rentabilités (elles aussi) et qui veulent payer le moins possible leurs fournisseurs. Ce n’est pas un « scandale », c’est juste logique.

Beaucoup de photographes auteurs et photojournalistes semblent oublier qu’il existe un truc assez fondamental qui s’appelle la loi de l’offre et de la demande.

Pour un besoin identifié, il y a des solutions plus ou moins onéreuses. Personne ne vous reproche d’aller faire vos courses alimentaires dans un hypermarché sous prétexte que vous ne faites pas travailler l’épicier au coin de la rue, alors arrêtez d’emmerder les photographes qui acceptent de se faire payer moins que la moyenne et qui ont une stratégie différente de la votre !

Un photographe qui facture 200 euros la prestation de mariage à globalement 2 trajectoires :

  • Soit c’est une activité secondaire et il fait ça pour le plaisir
  • Soit c’est une mauvaise stratégie qui se paiera au moment de payer ses charges et comme énormément d’entrepreneurs qui se lancent en France, il fermera boutique au bout de quelques années (source)

Mon client veut utiliser mes photos pour de nombreux usages (print, web, publicité, réseaux sociaux, etc), si je me tiens aux barèmes de la SAIF and co, le montant devient énorme et le client n’a pas le budget, que faire ?

Il faut toujours négocier plus, surtout quand les usages sont plus nombreux. Cependant, mettez-vous à la place de votre client. S’il lui est impossible de rentrer dans son budget, il ne va pas « inventer » de l’argent magique et passera à autre chose.

Et si vous pensez que ce dernier « peut proposer parce que c’est une grosse boite qui génère un gros chiffre d’affaires », vous n’avez rien compris à l’entrepreneuriat.

Tout est question de ligne budgétaire et de business plan. Une petite start-up paiera parfois plus qu’une grosse boite du CAC40, parce que c’est une question d’attribution de budget. Et ce n’est pas en criant au scandale que ça changera.

Pour répondre à la question, vous êtes libre de refuser le deal… ou de proposer un forfait qui correspond au budget du client. Personnellement si cela ne me demande pas plus de temps ni de travail, j’accepte de gagner de l’argent.

J’envisage de travailler gratuitement pour un client afin de me faire un book et une première expérience, est-ce une bonne idée ?

Dire ça dans un groupe de photographes sur les réseaux sociaux revient à dire « S’il vous plait, insultez-moi ! »

Personnellement je trouve que c’est une idée très intelligente et pragmatique. Maintenant, il faut y mettre la forme. Si on y réfléchit bien, il n’est pas question de travail gratuit dans ce cas de figure, mais bien d’un échange : « je fais des photos de ta boite et tu me donnes l’autorisation de diffuser ce travail et donc de signer une cession de droit à l’image ».

D’ailleurs, tant qu’aucune cession de droit d’auteur n’est signée, les photos réalisées dans le cadre de cette prestation « gratuite » ne sont pas légalement utilisables par le client.

Une façon de faire encore plus intelligente serait de dire « Normalement ma prestation coûte XXX euros de l’heure, mais parce que je souhaite constituer un book dans ce domaine, je t’offre X heures et X photos pour X utilisation précise ».

Cette manière permettra de ne pas se coller tout seul l’étiquette « travail gratos » sur le front et donc de pouvoir potentiellement bosser avec ce client dans le futur et pour un vrai tarif.

#Bonsens

J’ai vendu une photo à un journal (ou un magazine) et ils me demandent une facture parce que je n’ai pas de carte de presse, que faire ?

La loi impose aux entreprises de presse de payer les photojournalistes en salaire, donc en pige. Il y a une exception pour la revente de droits d’auteurs, mais c’est dans un cadre très spécifique. La carte de presse n’est pas obligatoire pour justifier d’un statut de photojournaliste et donc pour être payé en salaire. Si on vous la demande, vous dites qu’elle est en cours de demande et dans 99,9% des cas, il n’y a pas de problème.

Il est possible que des rédactions demandent une « note de pige ». Pas ne panique, c’est comme une facture sur laquelle il suffit simplement de noter ses coordonnées, le montant de la pige et la référence de la publication. Pas besoin de Siret. Je propose des modèles dans le Club des Stratèges.

D’autres questions ?

Envoyez-moi un mail directement : fred@destination-reportage.com et je prendrai le temps de vous répondre.

Comme je l’expliquais au début, je n’ai pas la science infuse et je ne donne aucun conseil juridique. Je partage simplement mon expérience et mes méthodes, car elles fonctionnent.

Ces dernières années, mes photos ont été vendues et publiées à des dizaines de magazines et d’entreprises. Je dirige une structure de 80 photographes professionnels (le Collectif DR) et je donne des cours de photojournalisme à Sciences-Po. Si vous voulez en savoir plus sur les formations que je propose aux photographes professionnels, rendez-vous ici.

Les journalistes sont des personnages de premier choix pour les réalisateurs et scénaristes en tout genre. Nous avons répertorié ici quelques-uns des meilleurs films et des meilleures séries TV mettant en scène des reporters et des photojournalistes.

Les meilleurs films sur le journalisme

On commence cette sélection par le 7e art avec des œuvres cinématographiques mettant en scène des journalistes, principalement dans le premier rôle.

« Paparazzi » de Alain Berberian (1997)

Après s’être fait virer de son boulot de gardien de parking, Franck devient malgré lui Paparazzi. Son nouveau job consiste à fouiller les poubelles de stars à Paris, et de les traquer avec son appareil photo. Peu importe si la photo est floue ou mal cadrée, le business de la photographie people est un véritable Eldorado dans les années 1990.

« Spotlight » de Tom McCarthy (2015)

Surnommée « Spotlight« , l’équipe de journaliste du « Boston Globe » s’apprête à révéler un énorme scandale concernant l’Église Catholique. Leur impressionnante enquête de 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels par des prêtres américains aura de très importantes répercussions, et sera récompensée par un prix Pulitzer.

« Pentagon Papers » de Steven Spielberg (2018)

Katharine Graham, première femme directrice d’un grand média américain, le « Washington Post » doit faire un choix difficile : celui de dévoiler un énorme scandale d’État, ou dire à ses journalistes de ne pas faire leur travail avec éthique et déontologie.

« Whiskey Tango Foxtrot » de John Requa et Glenn Ficarra (2016)

Larguée par son fiancé, Kim Baker journaliste pour une chaîne de télévision américaine décide de partir sur un coup de tête en Afghanistan pour couvrir le conflit. Elle devient du jour au lendemain reporter de guerre, un changement plutôt brutal pour elle.

« Les hommes du président » de Alan J. Pakula (1976)

L’incroyable histoire de deux journalistes, interprétés par Dustin Hoffman et Robert Redford, qui ont dévoilé l’affaire du « Watergate » en 1972. Le travail d’investigation de ces reporters de terrain a eu comme conséquence la démission du président américain Richard Nixon.

« Las Vegas Parano » de Terry Gilliam (1998)

Les tribulations du journaliste Raoul Duke et de son avocat, le Docteur Gonzo, dans le désert du Nevada. Dans ce film, inspiré du livre autobiographique du personnage principal, Johnny Depp incarne avec merveille l’un des meilleurs et des plus subversifs écrivains de sa génération.

« Citizen Kane » d’Orson Welles (1946)

Le reporter Thompson doit enquêter sur la mort du milliardaire Charles Foster Kane. Ce magnat de la presse vient de mourir et ses derniers mots sont « Rosebud », un mystère qui s’apprête à être révélé…

« Frost / Nixon, l’heure de vérité » de Ron Howard (2009)

En 1977, plus de 45 millions de téléspectateurs suivent une interview journalistique historique. Face à l’ancien président américain Ricard Nixon, le reporter et interviewer David Frost tente de décrocher les confessions de l’auteur du scandale du « Watergate »…

« Sympathie pour le diable » de Guillaume de Fontenay (2019)

La trépidente vie de Paul Marchand, reporter de guerre pour la presse française. En 1992, il couvre avec passion et détermination le terrible et meurtrier siège de Sarajevo.

« True Story » de Rupert Goold (2015)

Récemment viré du « New York Times » pour avoir bidonné un article, le journaliste Michael Finkel enquête sur un tueur en série. Ce dernier tente de le convaincre de son innocence. Cette histoire est peut-être une chance de rédemption pour le jeune journaliste.

« L’enquête » de Vincent Garenq (2015)

Ce film raconte l’histoire vraie d’un journaliste d’investigation ayant découvert un scandale d’État d’ampleur internationale. « L’affaire Clearstream », machination politico-financière dénoncée par Denis Robert est une menace pour le gouvernement français.

« A private war » de Matthew Heineman (2019)

Marie Colvin est l’une des rares femmes reporters de guerre. Avec le photographe Paul Conroy, elle part couvrir le conflit syrien, dans la ville assiégée d’Homs, d’où elle ne reviendra jamais.

« L’ombre de Staline » Agnieszka Holland (2020)

Le biopic d’un journaliste britannique injustement inconnu. Après avoir réussi a interviewé Adolf Hitler, le jeune Gareth Jones entreprend un dangereux voyage en URSS et débarque à Moscou en 1933. Il réussira à échapper à la surveillance soviétique lors d’un voyage en Ukraine. Ce qu’il va y découvrir est effroyable…

Si c’est le photojournalisme et la photographie qui vous intéresse le plus, voici un épisode du Podcast qui présente les meilleurs films sur la photo :

Journalistes dans les séries  

Il n’y a pas qu’au cinéma que l’on peut retrouver des journalistes. De nombreux personnages de séries sont incarnés par des reporters.

« The Newsroom » de Aaron Sorkin (2012-2014)

Découvrez les coulisses de la chaîne d’information en continu américaine ACN et plus précisément de l’émission « News Night ». Son présentateur vedette, Will McAvoy nous entraîne dans le monde du journalisme à travers 3 saisons endiablées.

« The loudest voice » de Tom McCarthy et Alex Metcalf (2019)

Russell Crowe enfile le costume du terrible patron de « Fox News ». Roger Ailes, le plus célèbre et craint des producteurs TV a réussi le tour de force en 2006 de créer une chaîne d’information en continu 100% républicaine et d’en faire un instrument de pouvoir avant de tomber en disgrâce suite aux révélations de scandales sexuels.

« Generation kill » de Ed Burns, David Simon et Evan Wright (2008)

Un journaliste de guerre couvre la guerre en Irak en étant « embed » avec une section de Marines du premier Bataillon de Reconnaissance. Pendant plusieurs semaines, il va vivre avec eux une expérience hors du commun.

« Reporters » de Olivier Kohn, Alban Guitteny (2007-2009)

Rare série française diffusée sur « Canal+ » ayant mis en avant des journalistes dans une fiction. Au fil des deux saisons de cette série arrêtée en 2009, on découvre le fonctionnement d’une rédaction d’un journal national et d’une chaîne de télévision publique.

Les journalistes dans la fiction  

On ne pouvait pas terminer cet article sans parler des personnages de fiction comme Clark Kent ou encore Tintin, car ces journalistes imaginés d’abord dans la littérature ou les bandes dessinées sont désormais des stars du petit et du grand écran.

Superman et Lois Lane  

Le couple de journalistes du Daily Planet, journal quotidien fictif de Métropolis, arrive sur les petits écrans en septembre 1993. Mais ce n’est pas la première apparition télévisuelle du journaliste kryptonien. Le personnage, créé en 1933 par le scénariste américain Jerry Siegel et le dessinateur canadien Joe Shuster, apparaît au cinéma pour la première fois en 1951, dans « Superman et les Nains de l’enfer » (Superman and the Mole Men).

Supergirl  

Le saviez-vous ? Superman n’est pas le seul survivant de la planète Krypton, et ce n’est pas le seul à avoir choisi le journalisme comme couverture sur Terre. Sa cousine, Kara Zor-El apparaît en 1959 comme la première Supergirl officielle dans le comic book Action Comics #252. Depuis, plusieurs films et séries ont été réalisées sur ce personnage de femme journaliste/super-héroïne.

Spiderman  

Quand il ne grimpe pas sur les façades des immeubles, Peter Parker est photographe de presse. Et oui, Spiderman est aussi journaliste et grâce à sa double identité plutôt populaire, il obtient souvent des scoops !

Tintin  

Impossible de parler de personnage journaliste sans évoquer Tintin, le plus célèbre des grands reporters ! Dessiné par Hergé, le blondinet et son fidèle Milou ont fait le tour du monde pour réaliser des reportages. Le personnage de bandes dessinées est aussi présent au cinéma.

Borat  

Fils de Assimar Barra Sagdiyev et de Bortak le Violeur qui est aussi son grand-père maternel, Borat est le plus célèbre journaliste du Kazakhstan. Le personnage est interprété par Sacha Baron Cohen dans un premier faux documentaire en 2006 « Borat : Leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan ».

Une suite a été diffusée sur Amazon Prime Vidéo en pleine période électorale américaine : « Borat, nouvelle mission filmée : Livraison bakchich prodigieux pour régime de l’Amérique au profit autrefois glorieuse nation Kazakhstan »

Iris West-Allen

Diplômée de l’université Columbia et journaliste à « Picture News », journal de Central City, Iris est la petite amie de Barry West, alias « Flash ». Personnage secondaire de la saga de l’homme le plus rapide du monde, mais néanmoins important, elle est interprétée par Candice Patton dans la série de 2014 « Flash ».

Et vous, quel est votre film ou personnage préféré ?

Saviez-vous sur les 3 milliards d’images échangées quotidiennement sur le web, 85% le sont illégalement (source).

Vous l’avez peut-être déjà constaté en voyant l’une de vos images publiée sans votre autorisation sur le web. »

Que faire quand on m’a volé une photo » est probablement la question la plus posée par les photographes sur les groupes d’entraide sur les réseaux sociaux.

Pour répondre une bonne fois pour toute à la question, cet article va vous proposer plusieurs ressources et notamment une solution imparable pour faire payer les voleurs.

La question du « vol » de photo

Pour commencer, il faut s’accorder sur les bons termes. En droit, on ne parle pas de « vol » de photo, mais de « contrefaçon« .

Concrètement, d’après l’article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle :

« Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque ».

Par ailleurs, une directive de l’Union Européenne, du 27 mars 2019, a renforcé cette protection des oeuvres et donc des créateurs.

Tout ça pour dire que lorsque vous découvrez l’une de vos photos publiée ou diffusée sans votre autorisation, la loi est clairement de votre côté, et vous pouvez légitimement demander une rémunération.

Comment protéger mes photos de la contrefaçon ?

Avant de se demander comment réagir au vol d’image, il est important de savoir comment s’en prémunir. En droit, mieux vaut prévenir que guérir comme dirait Joëlle Verbrugge, avocate spécialisée dans le droit pour les photographes.

Je vous conseille d’ailleurs la lecture de son excellent livre « Checklist on m’a volé une photo« .

La première chose à savoir, c’est que, peu importe vos efforts pour éviter la contrefaçon de vos images, il y a de fortes chances que cela se produise quand même.

Dès lors, quand vous postez une image sur Facebook ou Instagram, partez du principe qu’elle pourra être utilisée sans votre accord.

C’est comme ça, vous devez apprendre à vivre avec…. et ce n’est pas grave !

Bien au contraire, car cela veut dire que votre art plait et que les gens veulent le partager.

D’ailleurs, si une entreprise ou une institution utilise vos images illégalement, vous aurez la possibilité de les inviter à vous rémunérer (avec dommages et intérêts), ce qui permettra de générer une « vente » (forcée, mais une vente quand même).

1- Publier des photos en basse définition

En général, les voleurs aiment bien la qualité. Donc ne publiez pas de photos haute définition sur internet, cela ne sert pas à grand-chose d’ailleurs, car les résolutions d’écran sont limitées (même si la 4k se démocratise).

Mais en ne fournissant pas des fichiers HD, vous évitez déjà l’utilisation malveillante de vos images, notamment pour l’impression (livres et magazines).

Personnellement, les photos que je diffuse sur internet ne font pas plus de 1500 pixels de côté et moins d’un méga.

2- Utiliser un filigrane pour protéger ses photos

La première technique pour éviter la contrefaçon d’image, est d’écrire votre nom dessus. On appelle ça un filigrane et vous pouvez le faire très simplement grâce à des logiciels comme Photoshop ou Lightroom.

Bon, on est d’accord, c’est pas terrible comme solution. Déjà parce que c’est pas très esthétique, cela gène la lecture de l’image et ce n’est pas vraiment efficace car il suffit de recadrer ou photoshoper l’image pour s’en débarrasser.

lightroom filigrane

Personnellement, j’ajoute un filigrane sur les photos que je diffuse sur les réseaux sociaux, non pas pour les protéger du vol mais pour faire la promotion de mon site internet et donc de mon travail.

On peut aussi considérer que le fait d’utiliser cette technique peut être dissuasif. Cela permet subtilement de dire « cette photo n’est pas gratuite ».

3- Protéger sa photo avec les métadonnées

L’autre solution, plus discrète car moins visible mais non moins efficace, consiste à « signer » la photo dans ses métadonnées. Il s’agit des champs « IPTC » de l’image que vous pouvez renseigner dans Lightroom, Bridge ou tout autre logiciel de post-production.

copyright lightroom iptc

Si vous êtes photographe professionnel, vous DEVEZ remplir correctement ces métadonnées.

C’est une obligation car c’est à la fois un gage de professionnalisme mais aussi la seule solution pour que vos images soient trouvées et donc achetées sur les serveurs de diffusion comme PixPalace par exemple.

Par ailleurs, vous êtes responsable de l’utilisation de vos images, donc si votre légende ou vos mots clés ne sont pas correctement remplis, vous risquez un détournement du sens de vos photos.

4- Traquez vos images avec PixTrakk

On en parlera un peu plus bas, mais la meilleure solution pour éviter le vol de vos photos, c’est d’utiliser PixTrakk.

Ce service en ligne permet de traquer vos photos sur le web et dans la presse papier et de poursuivre en justice les voleurs sans avoir à avancer des frais.

Le prix de l’abonnement annuel est ridicule comparé à l’argent que vous pouvez récupérer grâce à lui, et je leur ai demandé de vous proposer une réduction supplémentaire en passant par ce lien.

pixtrakk vol de photo

Comment savoir si mes photos ont été volées

PixTrakk permet justement de voir en temps réel les utilisations illégales de vos photos grâce à une interface très intuitive.Mais vous pouvez aussi faire de la veille de votre côté, ce que je vous conseille de faire quand vous n’avez rien à faire.

Pour cela, « Google est votre ami ». Il suffit de taper les bons mots clés dans le moteur de recherche pour trouver votre bonheur.

recherche image vol google

Dans la catégorie « images », vous pouvez également faire une recherche inversée par image. Il suffit d’uploader la photo recherchée et l’algorithme trouvera toutes les pages illustrées par cette dernière. C’est très efficace !

Que faire face au voleur ?

Débarquer chez lui avec un fusil automatique et vider son chargeur.

Non j’rigole.

Comme je le disais plus haut, voir ses photos utilisées illégalement n’est pas dramatique, bien au contraire.

Vous avez trois solutions :

  • 1- Laisser faire et passer à autre chose (y a plus grave dans la vie)
  • 2- Envoyer une facture (majorée) dans un mail courtois mais direct au voleur, et au besoin, relancer avec une lettre d’avocat (attention, c’est payant)
  • 3- Demander au service juridique de PixTrakk de gérer le conflit pour vous et toucher de l’argent sans rien faire

Si vous voulez faire les démarches vous-même, je vous encourage à lire le livre de Joëlle, cité plus haut.

Et si vous n’avez pas envie de dépenser du temps, de l’énergie ou de l’argent dans ces démarches, la solution reste PixTrakk et c’est encore moins cher en passant par ce lien.

cadeau gif

Pour remercier les lecteurs qui investiront dans PixTrakk en passant par ce lien, je vous offre mon atelier de formation en vidéo « Bien fixer ses tarifs » : https://photographestratege.podia.com/atelier-fixer-tarifs

D’habitude il est vendu 197 euros dans mon catalogue de formation, mais dans le cadre de cette offre à durée limitée, pour vous c’est gratuit.

Il vous suffit de m’envoyer par mail votre confirmation de commande chez PixTrakk à cette adresse : fred@destination-reportage.com

Pour en savoir plus sur PixTrakk, vous pouvez regarder cette vidéo :

vendre formation en ligne

J’ai encore du mal à y croire.

Quand j’ai commencé la photo il y a une dizaine d’années, jamais je n’aurais imaginé être un jour à la tête d’une entreprise générant un chiffre d’affaires à six chiffres, et encore moins directeur d’une agence de presse regroupant des dizaines de photojournalistes.

Réaliser des reportages un peu partout dans le monde et voir son travail publié dans de grands magazines comme Paris Match, VSD, Stern ou encore National Geographic, étaient déjà des rêves qui semblaient inatteignables et que j’ai eu la chance de réaliser à force de travail acharné.

Mais je n’imaginais pas que l’univers de la formation et de la pédagogie était encore plus stimulant.

Bien entendu, comme n’importe quel photographe de presse passionné, il m’est impossible d’abandonner l’univers du reportage et du voyage.

Mais ces dernières années, mon activité de formateur a pris de plus en plus de place dans ma vie de créateur.

Mes débuts dans la formation

En 2014, j’ai découvert le monde du e-learning (aussi appelé « infoprenariat ») et donc ce qu’on appelle l’économie de la connaissance.

En fait, même si le terme est de plus en plus à la mode, le concept n’a rien de nouveau. Historiquement, les Hommes échangeaient des connaissances avant même d’échanger des matières premières.

Pour moi, cela a commencé par des formations en ligne à destination des photographes amateurs.

En suivant les conseils d’entrepreneurs pionniers aux États-Unis et en France, j’ai formé des photographes aux techniques de prise de vue et de post-traitement.

Avec le temps, certains de mes élèves sont devenus professionnels et m’ont demandé des conseils pour vendre leurs images.

J’ai donc créé des formations sur le web marketing, les réseaux sociaux et tous les outils qu’un photographe peut utiliser pour trouver des clients et vendre facilement.

Puis, les besoins de diffusion et de communauté se sont fait encore plus sentir. Le problème principal des photographes qui se lancent professionnellement, c’est l’isolement.

Quand on débute, on ne sait pas forcément vers qui se tourner ni comment ne pas faire toutes les erreurs qui peuvent coûter très cher (en argent et surtout en temps).

J’ai donc créé en 2019 le Collectif DR.

Cette structure innovante et unique accompagne, forme et diffuse des dizaines de photographes et vidéastes grâce aux outils en ligne les plus performants du marché. Des événements sont aussi organisés en présentiel. Cette vidéo résume en 2 minutes l’esprit DR :

En parallèle de toutes ces activités, je donne également des cours de photojournalisme à Sciences-Po Toulouse, l’école dans laquelle j’ai été diplômé en journalisme.

Pourquoi devenir formateur ?

Devenir formateur, tout comme devenir photographe, n’est pas une chose anodine.

Cela demande un travail sur soi important et beaucoup de résilience. Car il est rare que notre entourage nous encourage à nous lancer dans cette aventure.

Les critiques sont plus fréquentes que les conseils utiles et pratiques. Cependant, quand on comprend la puissance de l’économie de la connaissance, on ne peut que se lancer.

On peut résumer cette dernière par l’équation suivante : 1+1=3.

À la différence de toutes les autres industries, celle du savoir, du e-learning, de l’infoprenariat, permet de systématiquement créer de la valeur, sans en détruire.

Quand je vends une connaissance, non seulement je conserve cette connaissance après la transaction, mais en plus je me retrouve en mesure de la développer davantage car l’application de cette dernière par mon « client » peut faire apparaître de nouvelles opportunités.

On dit que la meilleure façon d’apprendre quelque chose, c’est de l’apprendre aux autres.

C’est pourquoi les plus grands savants de notre Histoire ont aussi été des mentors, des tuteurs, des enseignants.

En aidant les autres, on s’aide soi-même, car on apprend plus facilement et on booste sa créativité.

Trouver sa mission de vie

Nous sommes tous en quête de sens, tout le temps.

À quoi servons-nous ? Quel est le but de notre vie ?

Personnellement, j’ai trouvé dans la transmission de connaissance une mission de vie : celle d’aider les autres créateurs à vivre de leur passion.

C’est pourquoi j’ai créé plus de 300 articles de blog, une centaine de vidéos sur YouTube et près de 200 épisodes de podcast (soit environ 100 heures de contenu audio), tout ça gratuitement.

Cela peut paraître beaucoup, mais je suis en guerre. En guerre contre l’ignorance.

Quand les gens ne savent pas, ils font des erreurs. Ces erreurs sont dommageables pour eux, mais aussi pour notre profession.

Par exemple, un photographe qui ne sait pas fixer ses tarifs et qui se brade peut faire du tort aux autres.

Je veux faire avancer notre profession, je veux apporter ma pierre à l’édifice du photojournalisme parce que je suis passionné par ça.

Tout ce temps passé à ne pas voyager, à ne pas photographier, à former les autres, n’est pas un sacrifice pour autant. C’est un moyen de faire avancer les choses pour moi et pour les autres.

L’opportunité des formations en ligne

Bien entendu, je monétise une partie de mon contenu afin de financer mon travail. Une partie des vidéos, des livres et des séminaires que j’organise sont payants.

Même si la majorité de mes revenus personnels proviennent de la vente de photos à la presse et aux sociétés d’édition, mon activité de formateur est plutôt lucrative (je partage quelques chiffres ici).

D’ailleurs, l’e-learning est encore un incroyable Eldorado pour les créateurs qui veulent monétiser leur savoir.

La crise du Covid a accéléré la digitalisation de notre société et donc par la même occasion la digitalisation de l’éducation.

Dans les écoles, les collèges, les lycées, les universités et même les entreprises traditionnelles, les formations se font désormais en grande partie en ligne.

Et ce phénomène s’intensifie jour après jour.

Par ailleurs, les outils informatiques étant de plus en plus performants, abordables et simples d’utilisation, n’importe qui ayant un début de cerveau et d’expertise peut se lancer aujourd’hui dans le business de la formation en ligne.

On y trouve du coup de tout et n’importe quoi, et malheureusement, beaucoup de faux-formateurs. J’en parlais déjà dans l’épisode 146 du podcast.

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Personnellement, j’ai toujours fait attention à appliquer ce que j’enseigne et je m’interdis formellement d’enseigner quelque chose que je n’ai pas déjà expérimenté ou que je ne maîtrise pas.

Par exemple, quand on me demande de faire un cours sur la photographie de studio, je fais intervenir un ou une experte dans ce domaine.

Si vous voulez vous lancer dans la formation, et plus particulièrement la formation en ligne, vous devez faire de même et être cohérent avec votre véritable domaine d’expertise.

Sachant que tout le monde peut développer une expertise.

Il suffit de se former, expérimenter, mener des réflexions et se lancer dans le partage d’information et de compétence.

Personnellement, j’ai réussi au fil des années à développer une certaine expertise dans le domaine de la pédagogie et de la monétisation de formation. C’est donc quelque chose que j’enseigne désormais ici : https://photographestratege.podia.com/formation-ligne

Cliquez ici pour accéder à l’atelier complet

Si vous êtes créateur, peu importe votre domaine d’expertise, vous pouvez vous aussi vous lancer dans l’aventure et profiter de cet Eldorado avant qu’il soit saturé par la concurrence.

Il y a encore de très nombreuses opportunités, qui en plus d’être lucratives, sont passionnantes.

L’univers de la photographie et notamment du photoreportage fait rêver.

L’une des raisons de cet attrait est dû au cinéma et aux films qui mettent en scène des photographes.

Voici une liste totalement subjective des meilleurs :

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Si vous écoutez mon podcast « Photographe Pro 2.0 », vous savez que j’ADORE ce format de contenu.

Le podcast permet de créer une réelle connexion avec son audience, cette dernière étant bien plus attentive sur sur Facebook ou YouTube…

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